Droit Fiscalité belge

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On connaît l’action en cessation de la loi sur les pratiques du commerce : le juge constate et ordonne la cessation d’un acte contraire aux usages honnêtes en matière commerciale.

Il résulte de l’article 95 LPC qu’en règle, le juge ne peut constater une infraction sans en ordonner la cessation dit la Cour de cassation dans un arrêt du 17 juin 2005.

Mais la Cour apporte dans cet arrêt une précision intéressante (rôle : C040274N, www.cass.be).

Un commerçant avait organisé une bourse, dans des conditions contraires à la loi sur les pratiques du commerce.

Il s’agissait d’un salon (vakbeurs) tenu en  2002.

Au moment de la cessation, l’acte en question était terminé.

Or, en 2004 le juge d’appel interdit de procéder à de pareilles manifestations, de sorte que le commerçant ne puisse encore organiser des bourses similaires dans le futur.

Dans son pourvoi, le commerçant soutenait que l’article 95 suppose que le juge de cessation peut seulement constater l’existence d’un acte contraire aux usages honnêtes en matière commerciale dont il ordonne la cessation.

La Cour va rejeter le pourvoi.

Si le juge ne peut pas constater une infraction sans en ordonner la cessation, dit la Cour de cassation, l’article 95 n’exclut cependant pas que le juge de cessation constate qu’un acte déterminé constitue un acte contraire aux usages honnêtes en matière commerciale, mais n’ordonne pas la cessation de l’acte en tant que tel car cet acte n’existe plus en raison de l’écoulement du temps.

Le juge ordonne alors la cessation de la pratique irrégulière qui constitue le fondement de l’acte, et ce ci aux fins de prévenir toute répétition.

Ce faisant, dit la Cour de cassation, le juge de cessation en degré d’appel n’a pas méconnu l’article 95 LPC.

Cette précision renforce le pouvoir du juge de cessation et s’inscrit dans la logique de la loi.

Voyons les attendus dans la langue de l’arrêt :

“Overwegende dat, krachtens artikel 95 van de wet van 14 juli 1991 betreffende de handelspraktijken en de voorlichting en bescherming van de consument, de voorzitter van de rechtbank van koophandel het bestaan vaststelt en de staking beveelt van een zelfs onder het strafrecht vallende daad die een inbreuk op de bepalingen van die wet uitmaakt ;

Dat die wettelijke bepaling voor gevolg heeft dat de stakingsrechter in de regel het bestaan van een inbreuk niet kan vaststellen zonder vervolgens de staking ervan te bevelen ;

    

Dat die wettelijke bepaling echter niet uitsluit dat de stakingsrechter vaststelt dat een bepaalde daad een inbreuk vormt op de eerlijke handelspraktijken en vervolgens niet de daad als dusdanig verbiedt omdat zij door het verloop van de tijd volledig voltrokken is, maar de staking beveelt van de onrechtmatige praktijken die er aan ten grondslag liggen, dit teneinde herhaling te voorkomen ;

    

Overwegende dat de appèlrechters aannemen dat de door eiseres in maart 2002 georganiseerde beurs strijdig is met de eerlijke handelsgebruiken omdat zij tot stand is gekomen ingevolge een aantal onrechtmatige praktijken en vervolgens een verbod van dergelijke praktijken opleggen zodanig dat in de toekomst eiseres niet opnieuw een gelijkaardige met de eerlijke handelsgebruiken strijdige beurs zou inrichten ;

Dat door aldus te oordelen de appèlrechters artikel 95 Wet Handelspraktijken niet schenden ;

Un article de  Gilles CARNOY
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