Le Moniteur du 5 juillet
2004 publie la loi du 11 juin 2004 réprimant la fraude relative au kilométrage
des véhicules.
L’objectif de cette loi est
de combler les lacunes de la loi actuelle qui date du 12 mars 2000.
La nouvelle loi donne compétence
aux services de contrôle du SPF Economie d’intervenir en cas d’infraction.
On se rappelle donc que
la loi du 12 mars 2000 réprimait certaines fraudes relatives au kilométrage des
véhicules.
Cette loi répressive avait
un objectif dissuasif.
En pratique cependant elle
a manqué son but.
Des adaptations et
compléments s’avéraient nécessaires par exemple dans la réglementation relative
au carnet d’entretien.
Ces règles pouvaient à
aboutir à ce que des propriétaires et des vendeurs s’exposent à des poursuites
pénales, alors même qu’ils se trouvent dans l’impossibilité matérielle de
respecter les obligations légales.
La nouvelle loi requiert
un arrêté royal. En effet son efficacité dépend de ce que l’association chargée
d’enregistrer les kilométrages (article 6) soit opérationnelle.
Cet enregistrement
central des données kilométriques par véhicule est le socle de la protection de
l’acheteur.
Il faut donc attendre
l’arrêté d’exécution.
Tant que la nouvelle loi
n’est pas vigueur, l’acheteur bénéficie de la protection offerte par la loi du
12 mars 2000.
Ceci dit, qu’est ce qui va changer ?
Sur le plan technique, la
loi définit d’abord de manière plus précise les termes qu’elle utilise :
1.
la manipulation du kilométrage et du compteur ;
2.
la vente d’un véhicule ;
3.
les travaux à un véhicule ;
4.
l’enregistrement centralisé du kilométrage auprès d’une
association créée à cet effet ;
5.
la possibilité pour le vendeur de résilier l’achat d’un
véhicule lorsqu’il constate que le compteur a été manipulé ;
6.
les sanctions pénales en cas de non-respect des règles
légales ;
7.
la recherche, la constatation et la poursuite par les
autorités.
La loi fixe des règles
dans 6 domaines :
1. La réglementation à respecter lorsqu’une
réparation doit être effectuée à un compteur (article 3)
La loi ne prévoyait que
l’interdiction de modifier le kilométrage.
Or, certaines pratiques
(on peut par exemple interrompre la liaison entre l’équipement électronique qui
enregistre le nombre de kilomètres et le compteur qui en reproduit le nombre au
tableau de bord) empêchent aussi l’enregistrement correct du nombre de
kilomètres parcourus, ces pratiques deviennent punissables dans la nouvelle
législation.
2. Les règles applicables à la vente d’une voiture
d’occasion (article 4)
La vente doit faire
l’objet d’un document portant certaines mentions.
Les données obligatoires
concernent l’identification du véhicule, le kilométrage effectif à la date de
la vente, les documents qui doivent suivre le véhicule et les coordonnées des
parties concernées.
Le document visé doit
être établi en double exemplaire sous la responsabilité du vendeur, lorsque la
vente a lieu entre deux particuliers, entre deux professionnels ou qu’il s’agit
d’une vente à un particulier par un professionnel.
Dans l’hypothèse d’une
vente par un particulier à un professionnel, c’est au professionnel qu’il
incombe d’établir ledit document.
Dans ce dernier cas, le
vendeur doit également fournir à l’acheteur un document sur lequel une instance
neutre atteste l’historique des kilomètres jusqu’à une date récente.
3. La création d’une association chargée de
centraliser l’ensemble des données kilométriques (article 6)
La nouvelle loi prévoit
la création d’une association – déjà envisagée par la loi du 12 mars 2000 mais
jamais mise en place – à l’initiative d’organisations professionnelles et dont
le Roi fixe le mode de financement.
Cette instance est
chargée du traitement des données kilométriques. Comment va-t-elle
recueillir les kilométrages des véhicules ?
La loi ne le dit pas et
l’arrêté d’exécution devra le préciser.
On peut penser que les
garagistes devront effectuer une déclaration spontanée à l’association chaque
fois qu’une voiture passera entre leurs mains (pour un entretien par exemple).
Ou lorsqu’un véhicule
sera présenté au Contrôle technique. Ou encore lors d’une vente, la déclaration
du kilométrage devra être effectuée par le vendeur. La DIV devra également
effectuer la déclaration.
Ces données seront gérées
de manière informatique pour tous les
véhicules. L’objectif est de permettre à toute tierce personne intéressée de s’informer sur le
kilométrage réel d’un véhicule.
Ainsi, les données
récoltées ne concernent que les voitures et leur identification, et non leurs propriétaires.
Cela étant,
l’association disposera de l’identité du professionnel qui a effectué des
travaux relatifs à un véhicule précis, ce qui permettra de définir les
responsabilités en cas de fraude.
Partant, ces données ne
seront à la seule disposition que des parquets ou instances de contrôle indiqué
par le législateur.
La collaboration des
professionnels sera donc obligatoire.
4. L’attribution aux agents commissionnés par le
ministre des Affaires Economiques du contrôle de la bonne application de la loi
(article 9).
Une nouveauté du la loi
est de confier aux agents commissionnés par le SPF Economie la recherche et le
constat des infractions visées par la loi.
L’article 9 fixe leurs
pouvoirs sans préjudice des compétences incombant aux officiers de police
judiciaire. Ces compétences sont exercées sous la surveillance du procureur
général.
5. La procédure d’avertissement (article 10)
La procédure
d’avertissement, régie par l’article 10 de la loi et généralisée en droit de la
consommation, est un outil efficace.
Elle a une portée
pédagogique et préventive à l’égard des personnes responsables d’infractions.
Elle offre la
possibilité au contrevenant informé des faits
qui lui sont reprochés d’y mettre fin endéans un certain délai afin d’éviter la
procédure de règlement transactionnel ne soit utilisée.
6. La transaction administrative (article 11)
Le système
transactionnel visé par l’article 11 de la loi permet une répression rapide et
plus efficace et permet de décharger les parquets du traitement
d’infractions mineures.
La transaction ne peut
toutefois être actionnée qu’à défaut de tout dommage.
Vente de véhicule d’occasion : du nouveau
2 février 2012
Bonjour, existe-t-il une mention légale selon laquelle il est possible, après l’achat d’un véhicule d’occasion auprès d’un professionnel, de renoncer à son achat endéans les 7 jours ouvrables ? merci
Vente de véhicule d’occasion : du nouveau
2 novembre 2011, par Tony
Bonjour,
Très concerné par cette problématique car actuellement, je suis victime d’une arnaque automobile avec le garage Beaupain de SPA qui m’a revendu un véhicule présentant un vice caché à savoir un décalage de la chaîne de distribution avec tous les problèmes que cela implique au niveau du fonctionnement du moteur. Très vite, je m’en suis rendu compte et lui ai signalé le dysfonctionnement 15 jours après l’achat afin de faire intervenir la garantie accordée lors de la vente. Néanmoins, il a toujours refusé de reconnaître le problème malgré les 2 expertises automobiles demandé par ma compagnie d’assurance et a tenté une contre-expertise qui a confirmée le dysfonctionnement mais a tenté de me dissimuler les conclusions. Depuis lors, j’ai tenté deux conciliations avec l’expert qui ont échoué et suite à l’assignation en justice à laquelle j’ai dû recourir, j’ai encore tenté via mon avocat une solution transactionnelle qui a de nouveau échoué. Cela fait maintenant un an et demi que je suis dans cette situation et tiens à informer les autres victimes qu’on a la posssibilité de se défendre sans frais grâce à son assurance. Y a-t-il des personnes qui ont connues le même type de problème qui pourraient éventuellement me donner des pistes ? Je suis réélemment victime d’une arnaque automobile et reçois à présent des menaces de ce garagiste afin que je cesse mon action en justice. Entre-temps, je dois demander des voitures à prêter, je perds beaucoup d’argent, je suis à limite de la dépression... Tony
Vente de véhicule d’occasion : du nouveau
10 janvier 2012, par tony
Je souhaiterai juste signaler que le message concernant le litige avec le garage Beaupain n’est plus d’actualité et que nous sommes parvenus à un accord amiable. En effet, il a bien pris conscience du problème et en tant que garagiste il a pu prendre une décision responsable, privilégiant le dialogue mettant un terme à ce litige.
véhicule d’occasion garantie exate
22 juin 2009, par guillemeau
Bonjour
Je viens de lire les lois sur les véhicule d occassions .Mais j aimerais voir ou je pourrais trouver exatement la loi belge qui couvre un véhicule d ’occassion acheter chez un garagiste.
bien a vous
Guillemeau
> Vente de véhicule d’occasion : du nouveau
19 mai 2006, par Caroline Geulette
Un arrêté royal du 4 mai 2006 (M.B. 19 mai) agrée l’association chargée de l’enregistrement du kilométrage des véhicules en la personne de l’association sans but lucratif « Car-Pass », dont le numéro d’entreprise est 0880.498.395.
> Vente de véhicule d’occasion : du nouveau
10 octobre 2005, par La rédaction
Voyez au M.B. du 3 octobre 2005 l’A.R. du 17 septembre 2005 relatif au règlement transactionnel des infractions à la loi du 11 juin 2004 réprimant la fraude relative au kilométrage des véhicules.
> Vente de véhicule d’occasion : du nouveau
14 mars 2005, par La rédaction
Voyez au M.B. du 14 mars 2005, l’arrêté royal du 21 février 2005 concernant l’agrément et le contrôle de l’association en charge de l’enregistrement du kilométrage des véhicules.
> Vente de véhicule d’occasion : du nouveau
18 octobre 2004, par La rédaction
Le Moniteur Belge du 18 octobre 2004 a publié l’arrêté royal du 30 septembre 2004 relatif à l’entrée en vigueur de la loi du 11 juin 2004 réprimant la fraude relative au kilométrage des véhicules.
Désormais, tout professionnel qui établit une facture ou tout autre document (attestation par exemple) à l’occasion de travaux relatifs à un véhicule, y mentionne le numéro de châssis du véhicule et le kilométrage affiché au compteur kilométrique au moment de l’exécution des travaux.
Cette obligation entre en vigueur le 1er décembre 2004.