La loi française
de finances pour 2004 réforme l’imposition des
plus-values immobilières à compter du 1er janvier 2004.
Cette réforme
intéresse également les personnes résidentes de la Belgique dans la mesure où
elle aménage considérablement le dispositif qui consistait au prélèvement d’un
tiers sur les plus-values immobilières réalisés à titre occasionnel par des
personnes non domiciliées en France (Notamment de par l’application de
l’article 3 § 1 de la convention fiscale franco-belge).
Le nouveau
régime applicable aux non-résidents domiciliés dans un Etat membre de la
Communauté européenne se présente comme suit :
-
si le cédant est assujetti à l’impôt sur le
revenu, les plus values sont déterminées dans
les mêmes conditions que pour les contribuables domiciliés en France en
bénéficiant notamment du taux de 16 % (voir ci-dessous) ; de plus l’exonération
applicable aux cessions d’habitation en France est aménagée ;
-
si le cédant est non assujetti à l’impôt sur le
revenu, les plus-values réalisées en France donnent lieu à un prélèvement
forfaitaire qui s’impute, le cas échéant, sur l’I.S.
dû par le cédant.
Quelles sont
les principales caractéristiques du nouveau régime d’imposition des plus
immobilières ?
Le nouveau
régime d’imposition, applicable dès 2004 aux personnes physiques et aux
sociétés soumises au régime fiscal des sociétés de personnes, se caractérise
par :
-
l’imposition des plus-values au taux proportionnel
de 16 % (plus prélèvements sociaux de 10 %, pour les personnes domiciliées en
France) ;
-
la modification de l’abattement pour durée de
détention. La plus value brute sera désormais
diminuée d’un abattement de 10 % pour chaque année de détention au-delà de la
cinquième. Ce mécanisme permet donc d’exonérer
les plus-values à l’expiration d’un délai de quinze ans ;
-
l’exonération des plus-values réalisées à
l’occasion de toute cession dont le montant n’excède pas 15.000 € ;
-
la disparition du coefficient d’érosion
monétaire ;
-
la suppression de la déclaration fiscale.
L’impôt de 16 %, à la charge du cédant sera déclaré et versé, avec les droits
d’enregistrement, par le notaire, sans possibilité de paiement fractionné de
l’impôt.
Corrélativement
à ces modifications, la loi de finances pour 2004 supprime l’application du
régime des plus-values immobilières aux cessions de titres de sociétés non
transparentes à prépondérance immobilière. Celles-ci seront désormais
soumises au régime des plus-values de cession de valeurs mobilières et de
droits sociaux.
> Réforme de l’imposition des plus-values immobilières en France
12 février 2004
> Réforme de l’imposition des plus-values immobilières en France
16 juillet 2005, par FRANCK COUSTET
ET QUE SE PASSE T IL DANS LE TRITEMENT FISCAL EN BELGIQUE ?????