Dans une société d’avocats ou auprès d’autres prestataires de
services, il est rare que la comptabilité traduise efficacement les phénomènes que
sont les (work in progress).
Par exemple, nous avons facturé 10.000 € de provision, mais nous
n’avons travaillé que pour 2.000 €.
Que faire pour que tout soit transparent ?
Après voir enregistré la facture de 10.000 € selon l’écriture :
400 client 10.000
à
700
ventes 10.000
Nous pouvons apporter un correctif :
701 ventes : provisions non consommées 8.000
à
493
produits à reporter 8.000
Au contraire, nous pouvons avoir travaillé sans encore avoir perçu
de provision ou émis de facturation.
C’est la problématique du WIP sous forme d’heures encodées mais non
encore facturées.
Quid de ces heures prestées et non encore facturées ? Par exemple
10.000 €
Nous pouvons les représenter en comptabilité par l’écriture :
491 produits acquis 10.000
à
700
ventes 10.000
Mais alors, quand nous facturons, nous enregistrons :
400 client 10.000
à
491
produits acquis 10.000
Ces écritures simples contribuent à enrichir la lisibilité et
augmenter la fidélité des comptes.
Elles s’appliquent, selon la définition réglementaire de la rubrique
« commandes en cours
d’exécution », aux services qui sont prestés en série de façon standardisée.
Selon Christian Fischer (La réglementation sur les comptes annuels
et le plan comptable, ouvrage à feuillets mobiles, n° 2287), on peut procéder
de la sorte pour des « services
courants, qui se répètent selon des procédures de routine, dont la durée est
relativement brève et qui font l’objet de facturations périodiques ».
En revanche, si l’on devait considérer qu’il s’agit de services
hautement individualisés et spécifiques, l’on pourrait plutôt recourir à la
notion de « commandes en cours d’exécution »,
où l’ensemble des prestations effectuées sont valorisées à l’actif jusqu’à
achèvement du contrat, et les sommes facturées dans l’intervalle sont portées
au passif au titre d’acomptes reçus sur commandes.
Ce système, plus complexe, permet le cas échéant de reporter la
taxation du bénéfice jusqu’à l’achèvement du contrat (par exemple, la fin de
l’intervention de l’avocat dans une affaire donnée, à la suite de l’exécution
du jugement obtenu).